28.02.2009

Minute au rabais

J'affiche de lamentables statistiques tandis que mon radio-réveil n'en finit plus de clignotant, affichant une rangée de zéros. Ce serait un coup du sort que je ne m'en étonnerais même pas, alors qu'il me faudrait simplement penser à rétablir le cours normal des choses, rétablir l'heure d'une volonté quasi divine.

C'est réglé, je me contrarie à entendre mes propres souvenirs en échos au fantastique des autres. Je vide mon whisky d'un trait (une exécution sommaire, en fait) et me prépare à continuer au goulot. Cela ne m'étonne même pas et je n'ai nullement besoin de quelconque prétexte. Parfois, je me rate au détour de chaque seconde, et j'explore les plafonds jusqu'à m'en brûler les doigts aux néons calfeutrés. J'admire ce que certains appellent le bon temps car je ne connais que la continuité, un espèce de goût amer indissoluble de ce qui devrait être la satisfaction totale. Mes regrets sont périmés depuis longtemps, alors je les arrose de whisky.

Je me contiens pour ne pas me mettre à gueuler auprès de l'automobiliste de devant, un sale enfoiré qui a cru se foutre de ma gueule en me doublant et qui n'est même pas foutu de passer à l'orange. Par le silence, je serai alors l'imposteur que j'ai toujours rêvé d'être. A mesure que la ligne continue défile, tendue comme un shoot de codéine, je réalise que j'ai moi-même, par le passé, foutu en l'air trop de temps. Quelle que soit la situation, l'on ne peut s'en prendre qu'à soi-même. Jetant toute l'énergie dont je dispose de tous les côtés, il m'est impossible de savoir ce que je fais exactement. Mais je le fais. J'aurai au moins essayé. Bordel, j'aurai au moins essayé.

Verdict

NRA et démocratie
Cocktail humaniste.

26.02.2009

Inertie

Artiste raté
Comme un poème sur un post-it
Au menu
Café froid
Et cigarettes cardiaques.

Il faut brûler la nuit et les yeux
L'alcool rend la poussière
Délices.

21.02.2009

Essai vocal #1

Texte à venir; Fait sans aucun "entraînement" préalable.

podcast


17.02.2009

Test

Avec tes pas qui glissent
Sur des trottoirs étroits comme des rêves
Prescrits contre les décisions
De licenciement de mariage de pauvreté
Peut-être même:
Chacun son pénitencier
Des os-barreaux que les chiens rongent
Libation conditionnelle
Jusqu'à la prochaine facture.

La ville est l'océan de goudron
Qui coule vers l'ennui
Le carrousel vide:
L'esclavage des enfants
A débuté dans un magasin de jouets.

09.02.2009

Fermetures

Les portes de la grotte
N'ont pas cessé
De battre l'air.

Les charnières fragmentent les clepsydres
Hymne de l'inassouvi

La vieillesse
A expédier
Dans les cendres.

04.02.2009

Poudre-connivence

L'héritage
Est seule trace
De notre passage

Finalement guère plus
Qu'un chiotte mal récuré.

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