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jeudi, 15 mai 2008
Pèse-acide
Malgré l'épuisement je ne parvenais pas à trouver le sommeil. A s'en crever les yeux. Je me jetai dans le vide du mieux que je pouvais. En entretenant une conversation avec des fantômes, j'en concluais qu'il fallait que je me joue à la roulette russe. Seuls les reproches affluent et l'aveuglement constant me filerait envie de vomir. Alors je me tais. Aux moindres petites demandes, j'acquiesce.
Non, il ne faut plus aucune retenue. Il faut être ces épanchements grandioses, de la même manière que dans l'intimité des draps solitaires. J'en aurai pleuré durant l'après-midi, de tenir entre mes mains toutes ces pages reliées. Dix mois que j'y ai travaillé, y mettant toute mon énergie, ma souffrance et ma sérénité. Le résultat n'est plus qu'un amas de papier dans une enveloppe. Et maintenant l'on dirait qu'il est temps de souffler un peu? Hors de question, car maintenant que me voilà lancé dans ces tourbillons, je vais prendre plaisir à y fouiller toujours plus. Mes ongles se détachent d'eux-mêmes pour ne pas entraver le papier, et mes coups de dents sur les cigarettes s'apparentent aux doigts crevés qui tournent les pages. S'agrippent à la plume pour tenir debout, continuer encore et encore. Aucun répit. Cette voie dont je doute de plus en plus semble pourtant être la seule alternative, et l'absence d'encouragements ou de soutiens quelconques, que je ne demande à vrai dire même pas mais qui me remettraient cependant parfois d'aplomb, me confère une énergie rageuse à noircir les pages. Je suis prêt à prendre tous les risques, quitte à m'écrouler. Puisque l'essentiel semble être que je reste là au service des moindres demandes.
La pluie fait son apparition pour soulager les chaleurs extrêmes, et remettre un peu de frais dans les idées. Une étape vient d'être franchie, et quitte à échouer, autant le faire avec panache, ces derniers feux d'artifices que nous avions cru voir.
14:33 Publié dans Histoire de... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Excuses
Nous sommes maintenant
Tributaires des dieux
Que nous avons
Trop longtemps reniés.
13:15 Publié dans Vers masqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts
Petit marché de l'emploi
Usines grilles de fer
d’acier trempe
fort de travail à la recherche
de l’objet-homme
plus longtemps
les filtres de la sueur
pour de l’argent liquide.
Le rang des tas d’objets
Promotions péremptoires pouvoir
Crée l’achat d’êtres robotiques.
02:11 Publié dans Vers masqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts



































