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mercredi, 14 mai 2008
Mirages vitrés
Nous réalisons le défilement des images
Télécommandes des prophéties hertziennes
L’alcaline qui surnage dans nos yeux
L’encre tache nos jours
Zappe, zappe, tourne les chaînes
plante l’antenne au creux de l’encéphale
change encore retourne-toi
les programmes se divisent
famille, jeux, pornographie
et les vignettes de l’âge
invisible éducation de
l’enfance pour tous
l’éducation des gammes de chacun :
PAF !
Le v-o-y-e-u-r-i-s-m-e télévisuel
Comme un orgasme solitaire .
22:10 Publié dans Vers masqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts
Escaliers
Là ça brûle
au creux des mains
les étoiles poussent
mauvaises herbes
se cabrent ruent
entre les doigts
--Lierre fibre de verre
Nous ligote
Au bout de trousseaux de clefs—
Embrasse-moi
Et j’aurai une révélation.
21:07 Publié dans Vers masqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts
Escarmouches
Il n'y a pas de concurrence à l'extérieur. Le seul ennemi à abattre n'est autre que soi-même. Il faut anéantir le reflet et en tester les limites. Vas-y frappe, ouais, frappe, encore, bordel, frappe. Mais cogne plus fort putain! Il faut avoir sa peau jusqu'à en dépasser le point de non-retour.
Rien ne vaut les acharnements nocturnes, sans spectateurs.
09:15 Publié dans En définitive | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts
Cardiographies
Les excès ont votre peau aux moments les plus inopportuns. Vous ne vous y attendez pas, et pourtant certains signes se font de plus en plus effrayants. En un sens, mon état physique qui se détériore de plus en plus, et ce sans que je ne m'en rende compte, me ferait presque pitié. Si encore je parvenais à trouver les voies de certaines guérisons.
J'ai bien cru me voir partir à deux reprises. Tout d'abord, le coeur habituel me fait souffrir à en pousser des gémissements de douleur. Etrangement, cela passe avec une cigarette et un café. Pas besoin de médecins pour si peu. Au pire, tout n'est qu'imagination.
L'effet le plus drôle reste tout de même de prendre un virage à vitesse moyenne, ayant remarqué qu'un automobiliste patientait au feu rouge. Dans ces cas-là, il vaut mieux ralentir un peu plus que lorsqu'on est certain de ne pas faire un coucou de trop près à de la tôle. Bien sûr, c'était sans prévoir le camion qui se trouvait derrière, obligé de se serrer sur la gauche pour prendre son virage. Un semi-remorque dans une si petite rue. Inconcevable. Au moins il m'a plus de sentir les palpitations dues à la brève frayeur. Disons que cela montre quelque chose d'encore humain, et réactif.
Autour de moi traînent les trois paquets de cigarette de ces deux derniers jours. La gamme complète: en vingt, en vingt-cinq, en trente. Le plus frustrant étant le fait qu'ils sont tous trois bien entamés. En rentrant, il m'aura fallu quelques efforts pour parvenir à me concentrer, et faire en sorte que la magie opère du mieux possible. La fidèle ampoule de la lampe de bureau m'a lâchement abandonné. Ce pourrait être un signe de plus, pour les idiots de superstitieux. La cafetière de café est prête, et j'espère qu'il me restera assez de tabac. Les écouteurs vissés dans les oreilles, il me semble que je suis d'attaque.
Les prochaines heures vont être périlleuses.
04:43 Publié dans Histoire de... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts



































