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vendredi, 02 mai 2008

Seconde syncopée

Au clavier le tueur
Le papillon aux ailes
Fibre de verre
Peux-tu dessiner
ce qui enserre tes yeux?

La régularité de l'insecte
Le battement des lames
Des couteaux l'uniforme
Distinction des femmes de cendres
attendent les romances de pleine rue.

-Il y a l'excès la ville
le lézard la queue tranchée nette
chevauche des routes de bois
monticules d'acier
retourne dans la grotte
les murs blancs
l'appel du linceul
les boîtes de poussière numérique
comme des cendres
que l'on ne rattrape plus.-

Viens, oui viens
Nous récolterons nos grains de
Sable au pied
Des statuts de marbre
Les inscriptions défaites
par les pluies de temps.

Le verbe précède
L'accoudoir de la pair
Sors sors sors
Des prisons
L'infortune au hasard
Cloué au creux des
Réverbères qui crient
Leurs solitudes
Comme un appel
Des chiens malades
Haletant leurs veines
La sueur des nuits
où nous n'étions plus seuls.

Sors cela vient
Comme la montée des extrêmes
Le ciel à en perdre la vue
Se meut en flammes
Tortures libération
libation
le pouvoir du désir
l'informatique décuplé
une force qui vous
ensevelit de gré.

Nos cahiers d'école fous
Retrouvent la trace des
Souvenirs-noyaux
les ailes de papier trouées.

Ils attendent qu'on les
Brûle en même temps
que nos jardins fleuris.

Pourrons-nous résoudre
L'équation de l'infini
Lorsque les parades
Infimes parcelles
De prière
Se succéderont
Au loisir le lointain
La rivière à sa source
Nous baignerons
le silence dans l'attente.

Gens qui s'enfuient
Pauvres, apeurés
Le regard-scotch
Comme un mur
Lézardé les pattes
D'encre qui s'effilent
Collant sur la page
L'hiver écrit au creux
De la main
Piécettes de cuir
Et sursauts d'angoisse
Sont les cris que
Nous pousseront
au moment de partir.

Les collines froides du bord de l'autoroute sont le jardin
Où nous voulons éteindre les spots l'étreinte sauvage
De nos corps emmêlés.

Liteaux

As-tu vu le jour
qui s'éteint
Comme une myriade
d'hirondelles plombées?

No man's land

Je pars dans le silence de l'inattention et crache la fumée d'un cigarillo alors que la voiture de devant semble se croire seule sur la route. Afin qu'elle en ait pour son compte je la double dans un virage. Les trajets connus pourraient se réaliser les yeux fermés. Lisez-vous toujours? Croyez-vous toujours ce que les lignes de la main vous prédisent? Les chiromanciennes sont mortes avant d'avoir dit une parole de plus.

En place je jette mon mégot dans l'égout et grimpe les escaliers. Il est si facile de parler à la première personne. Si facile de cacher certaines faces du dés, de taire les hontes et les maladresses. Bien au contraire, l'on étouffe lorsque l'on avoue les omissions. Quand bien même notre planète partirait en flammes, avions-nous pensé à ce dont nous aurions pu avoir besoin cette nuit?

L'appartement clos et sombre me laisse me débattre entre ses murs. Je remarque que l'attrait des secrets de l'alcool me griffe encore plus. J'ai maintenant des munitions pour tenir un siège de quelques mondes: effervescence, éthanol, et les paillettes vertes qui se mélangent au tabac.


Puisque je ne suis rien il faut que je -me- crée. Cette nuit je voudrais écrire jusqu'à l'épuisement.

The Doors "End of the Night"

Take the highway to the end of the night
End of the night, end of the night
Take a journey to the bright midnight
End of the night, end of the night

Realms of bliss, realms of light
Some are born to sweet delight
Some are born to sweet delight
Some are born to the endless night
End of the night, end of the night"

Première volonté

Nous sommes fichés
Comme des puces sur un tableau.

Au boulot!
Nouveaux conquérants du monde.

Simplement ne pas avoir
Le seul mot argent à la bouche.

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