Bukowski, Charles
Né le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne, où il restera jusqu'en 1923, avant d'émigrer aux Etats-Unis.
L'enfance de Bukowski est marquée par la solitude, fils unique, il sera seul à recevoir les coups de son père, dont il a à subir la haine constante. A l'époque la cris économique des années 30' a une forte influence sur lse contextes familliaux. Bukowski père voit ainsi refleter à travers son fils son propre échec social, qu'il ne aprvient à accepter. D'ailleurs "Souvenirs d'un pas grand chose" retrace en détaille le parcours de l'adolescent, les trempes qu'il se prend, sa solitude, sa laideur qu'empire une maladie du sang, provoquant un acné considérable, sa découverte des femmes, de la masturbation, de l'alcool dans lequel il s'investira dangereusement. A l'âge de 16ans il rentre complètement bourré chez lui, comme à un chien, son père lui met le nez dans son propre vomi, l'insulte et le bat. Banal. Ce jour-là le "petit" Charles rend les coups et met son père hors-course. Celui-ci ne le battra plus jamais. A cette époque il fréquente assidûment les bibliothèques, lit énormément, de façon chaotique, découvre la poésie et l'écriture.
En 1940, il entre à l'université pour un cursus de journaliste. Bukowski s'y ennui, fait le minimum, joue les nazillons pour provoquer ses camarades. Sa vie se compose d'écritures, dans lesquelles il retranscrit sa propre histoire,faite d'alcools, de femmes, d'hôtels miteux ou de pioles à proximité des bars. A cette période, Bukowski découvre l'auteur qui aura une influence majeur sur lui, John Fante et particulièrement son livre "Demande à la poussière". Alors que sa vie sociale, amoureuse, professionnelle est des plus chaotiques, il continue d'éplucher la littératue, notamment la Beat Génération, mais aussi Hemingway, Céline, Camus et découvre la musique classique, principalement Mahler.
A 25ans, Bukowski a déjà le profil du vieux déguelasse que l'on lui connaît. Il décide de partir pour New-York, sans but précis. Cette expérience est froide, cruelle, il décide de rentrer à Los Angeles, pense au suicide, cesse d'écrire. CEtte mauvaise apsse dura 10 ans.
A32 ans il rentre à la poste, encore une fois ni par vocation ni par ambition, simplement dans le but d'avoir de quoi se payer à boire, à lui et à sa compagne Jane Cooney Baker, femme tout auant ravagée que lui apr l'alcool et la misère. Il ne publie que quelques poèmes et articles dans des revues Beat Underground. A 33ans, il développe un ulcère à l'estomac, se voit recommandre d'arrêter la gnôle, découvre les courses hippiques. Séparé de Jane, il épouse la fille d'un riche propriétaire texan, rédactrice en chef d'une petite revue dans laquelle il publia quelques articles. Il se fait entretenir, la fille est riche, puis se fait la belle deux ans plus atrd. En 58 son père meurt, il hérite de la maison, la vend, repart à Los Angeles, où il retrouvera ses anciens compagnons de beuverie dont Jane. Bukowski réintègre les services postaux fédéraux. Il y restera 12ans. Durant cette période, Bukowski s'astreint à garder son job et à écrire. Ce sera la période de sa vie la plus féconde, les petites publications de succèdent, il commence de se afire un nom dans le milieu. Cependant il fuira les salons et cercles littéraires, qu'il juge snobinards, pédants. Il est publié dans The Outsider, revue plus conséquente, aux côtés de Ginsberg, Burroughs et Kerouac (lequel vient de publier "Sur la route").
En 1964 naît sa fille, Marina, dont il s'occupera.
En 1969, son premier grand recueil, "Journal d'un vieux dégueulasse", est publié. Il fait aussi conférences et lectures publiques à l'université.
En 1971, il livre son premier roman, "Le postier"
En 1976, Buk rencontre Linda Lee, jeune hippie emprise de philosophie tibétaine , sa vie sentimentale s'en voit plus structurée. Il débute la rédaction de "Women", roman autobiographique, quasi-pornographique. à 60ans, il s'installe à San Pedro avec Linda. Il y mène une vie plus calme, de vin, d'écriture. Il touche droits d'auteur mais aussi des cachets pour ses elctures publiques. Sa popularité augmente passe par l'Allemagne, son pays natal, mais surout par la France où, en 1978, dans "Apostrophes" l'émission de Bernard Pivot, il arrive ivre-mort, baragouine dans son coin, tripote sa voisine, critique les autres auteurs, s'enfile un litre de blanc sur le plateau et s'en voit expulsé manu militari, lorsqu'il sort un couteau pour s'en prendre à un policier.
Colossal succès en Europe, Marco Ferreri adapte "Les contes de la folie ordinaire" au cinéma, puis en 1988 sort Barfly, film adapté du scrip de Bukowski par Barbet Shröder.
Il meurt le 9 mars 1994, d'une leucémie.
Sur sa tombe, une épitaphe: "DON'T TRY".
Citations:
"L'Amour est un chien de l'Enfer"
"C'est depuis toujours que je me tenais bonne compagnie"
"J'ai un projet, devenir fou."
"Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : aumoins, si on t'aime, c'est pour une autre raison."
"Je vous écris une petite histoire d'amour/illégale/trop belle pour moi/mais que vous comprendrez/peut-être"
"Tandis que le soleil ensanglanté montait dans le ciel, nulle pensée agréable ne m'habitait"
"Jeunesse, espèce de salope, où es-tu partie?"
"Si j'étais le dernier des hommes sur la Terre, il faudrait que tu fasses la queue."
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