jeudi, 15 mai 2008
Pèse-acide
Malgré l'épuisement je ne parvenais pas à trouver le sommeil. A s'en crever les yeux. Je me jetai dans le vide du mieux que je pouvais. En entretenant une conversation avec des fantômes, j'en concluais qu'il fallait que je me joue à la roulette russe. Seuls les reproches affluent et l'aveuglement constant me filerait envie de vomir. Alors je me tais. Aux moindres petites demandes, j'acquiesce.
Non, il ne faut plus aucune retenue. Il faut être ces épanchements grandioses, de la même manière que dans l'intimité des draps solitaires. J'en aurai pleuré durant l'après-midi, de tenir entre mes mains toutes ces pages reliées. Dix mois que j'y ai travaillé, y mettant toute mon énergie, ma souffrance et ma sérénité. Le résultat n'est plus qu'un amas de papier dans une enveloppe. Et maintenant l'on dirait qu'il est temps de souffler un peu? Hors de question, car maintenant que me voilà lancé dans ces tourbillons, je vais prendre plaisir à y fouiller toujours plus. Mes ongles se détachent d'eux-mêmes pour ne pas entraver le papier, et mes coups de dents sur les cigarettes s'apparentent aux doigts crevés qui tournent les pages. S'agrippent à la plume pour tenir debout, continuer encore et encore. Aucun répit. Cette voie dont je doute de plus en plus semble pourtant être la seule alternative, et l'absence d'encouragements ou de soutiens quelconques, que je ne demande à vrai dire même pas mais qui me remettraient cependant parfois d'aplomb, me confère une énergie rageuse à noircir les pages. Je suis prêt à prendre tous les risques, quitte à m'écrouler. Puisque l'essentiel semble être que je reste là au service des moindres demandes.
La pluie fait son apparition pour soulager les chaleurs extrêmes, et remettre un peu de frais dans les idées. Une étape vient d'être franchie, et quitte à échouer, autant le faire avec panache, ces derniers feux d'artifices que nous avions cru voir.
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mercredi, 14 mai 2008
Cardiographies
Les excès ont votre peau aux moments les plus inopportuns. Vous ne vous y attendez pas, et pourtant certains signes se font de plus en plus effrayants. En un sens, mon état physique qui se détériore de plus en plus, et ce sans que je ne m'en rende compte, me ferait presque pitié. Si encore je parvenais à trouver les voies de certaines guérisons.
J'ai bien cru me voir partir à deux reprises. Tout d'abord, le coeur habituel me fait souffrir à en pousser des gémissements de douleur. Etrangement, cela passe avec une cigarette et un café. Pas besoin de médecins pour si peu. Au pire, tout n'est qu'imagination.
L'effet le plus drôle reste tout de même de prendre un virage à vitesse moyenne, ayant remarqué qu'un automobiliste patientait au feu rouge. Dans ces cas-là, il vaut mieux ralentir un peu plus que lorsqu'on est certain de ne pas faire un coucou de trop près à de la tôle. Bien sûr, c'était sans prévoir le camion qui se trouvait derrière, obligé de se serrer sur la gauche pour prendre son virage. Un semi-remorque dans une si petite rue. Inconcevable. Au moins il m'a plus de sentir les palpitations dues à la brève frayeur. Disons que cela montre quelque chose d'encore humain, et réactif.
Autour de moi traînent les trois paquets de cigarette de ces deux derniers jours. La gamme complète: en vingt, en vingt-cinq, en trente. Le plus frustrant étant le fait qu'ils sont tous trois bien entamés. En rentrant, il m'aura fallu quelques efforts pour parvenir à me concentrer, et faire en sorte que la magie opère du mieux possible. La fidèle ampoule de la lampe de bureau m'a lâchement abandonné. Ce pourrait être un signe de plus, pour les idiots de superstitieux. La cafetière de café est prête, et j'espère qu'il me restera assez de tabac. Les écouteurs vissés dans les oreilles, il me semble que je suis d'attaque.
Les prochaines heures vont être périlleuses.
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lundi, 12 mai 2008
Compromission
Alors par la fenêtre, une tasse de café à la main, il ne me reste plus qu'à épier le ciel, y jeter mes yeux comme des billes qui ricocheraient sur les toits silencieux. Mes yeux s'habituent progressivement à la seule clarté de l'écran, et les premiers oiseaux commencent d'attendre l'aube. Qu'y aura-t-il après cela? Rien.
L'épuisement me rend le privilège du calme. Il y a deux heures, je parcourais les rues à la recherche d'un bar encore ouvert. Seuls les gyrophares d'ambulances qui ne m'emporteraient pas vivant répondaient aux phares qui tressautent sur les imperfections de la route. Peu à peu quantité d'émotions contradictoires me submergeaient. Pas un seul troquet ouvert, pas un seul. "Oh mon dieu, aie pitié. Je n'ai besoin que d'un verre, ne serait-ce qu'une gorgée de bière fraîche, rien que cela." Je ne souhaitais que fuir le centre ville et ses passants agonisants dans l'ennui.
Au présent-passé, je vais alors par l'errance, allant jusqu'à visiter les devantures des bars les plus misérables que je connaisse. L'un d'eux est en surbrillance. Je m'arrête pour regarder s'il y a foule, personne. Voilà, ce ne sont juste que des enfants de putain qui prennent plaisir à laisser les lumières allumées. Pendant une heure je tourne en rond dans l'espoir de pouvoir m'envoyer un verre ou deux. Juste ça, voilà tout ce que je demande. Et pas un putain de bon dieu de bar ouvert à cette heure. Encore une fois, il n'y avait plus qu'à repartir la queue entre les jambes.
En rentrant, la vision d'une souris galopant au milieu de la route mit fin à tous les tourbillons. D'un coup j'imaginai la terreur qu'elle pouvait ressentir, et cet horrible sentiment d'impuissance. Devant le miroir, mes yeux ne sont plus que rougeur, cernes et picotements. Les marques en-dessous de mon cou prennent une teinte mauve. Jusque quand serons-nous encore interrompus. "Bordel, tu as peut-être encore une chance de devenir quelqu'un." Peut-être.
Dans l'obscurité relative la fumée se tait contre les parois de la création. Il me semble que j'échouerai une fois encore. Il me semble qu'il me faille trouver de meilleurs exutoires. Si encore je savais m'arrêter et me contenter de ce que j'ai. Mais il en faut toujours plus. Plus loin, plus loin, plus loin.
Je termine de boire ma troisième tasse de café. Allumer une cigarette, s'allonger, et attendre l'aube.
The Doors "Shaman's Blues"
"Did you stop it to consider how it will feel,
Cold grindin' grizzly bear jaws hot on your heels?
Do you often stop and whisper in Saturday's shore
"The whole world's a Savior?"
Who could ever, ever, ever, ever, ever, ever ask for more?
Do you remember?
Will you stop, will you stop the pain?
(...)
He's sweatin', look at him…
Optical promise…
(Heh, heh, heh.)
You'll be dead and in hell before I'm born…
Sure thing…
Bridesmaid…
The only solution
Isn't it amazing?"
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samedi, 10 mai 2008
Auto-acculement
Pourquoi s'interrompre, il faut aller le plus loin possible. Le bruit des glaçons qui se fendent au contact de l'alcool se répercute contre les murs tapissés de poudre. Les médicaments interagissent en une symbiose presque parfaite. Il faut y aller lentement, doucement se plonger dans la tiédeur des draps de ces autres mondes. Déconstruire une à une toutes les barrières, et taire désirs et angoisses. Avons-nous plu au ciel pour qu'il s'inonde caniculaire?
Ma main tremble alors qu'une gorgée de whisky s'insinue lentement dans mes veines, pour se voir prise dans la pompe du coeur révélateur. Je ne peux que détruire ce corps qui me fait trop souvent défaut. Sans doutes est-ce là l'une des raisons expliquant mes penchants pour l'excès. La fuite peut être une autre explication. Il me faut franchir les limites de la réalité, pénétrer le lieu où chaque nom se confond avec un autre, où l'essence de toute chose apparaît illusoire, avant de se remplacer par une multitude de possibles. Devenir l'encre qui s'écoule sur le ventre caché.
Je suis parvenu aux routes de chromes conduisant de l'autre côté. J'y découvre les désirs secrets et mets la main sur ce qui se cache au plus profond de mon être, avant de me repousser d'une pression sur l'épaule. Alors je parviendrai à comprendre l'essentiel. Alors je visiterai mes souvenirs et le présent, avec la précision d'une photographie.
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mercredi, 07 mai 2008
Machinations
Des incontournables vérités se découvrent au moment où l'on s'y attend le moins. Elles ne sont pas forcément utiles, ni même crédibles. Elles peuvent cependant servir à attendre patiemment que la Grande Faucheuse vienne relever les compteurs.
Par exemple, vouloir se noircir dans l'atmosphère d'un café m'est devenu des plus inconvenants. Lorsque l'on prend l'habitude de s'enfiler quelques verres assez régulièrement avant d'aller se coucher, le prix des consommations semble venir d'un autre monde, celui des Bisounours avec un cigare entre les dents, et le god ceinture gros format installé et prêt à l'emploi. A moins d'avoir un carnet plein de chèques-vacances, il me semble qu'il soit désormais proscrit de sortir d'un bar la gerbe au bord des lèvres, si ce n'est à cause de l'addition, acide et salée. En outre, il est devenu difficile de trouver des alcools qui cognent vraiment. Mettons que ces éléments sont d'un immense intérêt de santé publique. Maintenant, au lieu de rentrer en bagnole complètement ivre, l'on préfère acheter soi-même sa bibine pour des têtes-à-têtes nocturnes. Tout en se disant que l'on n'a aucun problème avec l'alcool. Evidemment.
Du coup, ce sont les piétons qui doivent être heureux. J'ignore la propension à saluer de très près des essuies-glaces une fois l'heure où les Cendrillons en bas et talons hauts commencent le boulot, mais ça ne m'étonnerait guère que cela ait baissé avec l'évolution du fascisme démocratique ambiant.
Arrêtez de fumer, de boire, et de manger. De même, ne collectionnez pas les MST comme des enfants s'échangent leurs cartes Panini dans les cours d'école. De plus, tous les troubles du comportements sont passés au crible fin, et présentés à la TV comme ce qu'il ne faut pas faire. Comment prévenir l'anorexie, les troubles de l'érection des hommes de plus soixante-dix ans (sic?), ou comment guérir de la dépression.
Dans ces cas présents, la boîte-à-conneries a réponse à tout. L'on vous présente des témoignages larmoyants de squelettes maquillés pour ne pas être transparents, les vieux ont le sourire aux lèvres depuis la chute libre du prix du Viagra (oui, vous ne rêvez pas: de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés à moins de prendre des génériques tandis que le plaisir de nos raisins secs est plus abordable.) et des spots publicitaires vous conseillent de consulter en cas de symptômes dépressifs.
Mais alors, quelle est la finalité de tout cela? Une hygiène de vie correcte, et la prétention de réduire considérablement les problèmes de santé. Grâce à cela, le trou de la Sécu peut se combler un minimum et surtout, vous serez en pleine forme pour aller au turbin. En fait, l'on vous choie au maximum afin que vous soyez opérationnels pour servir votre mère-patrie. Les anorexiques ainsi que les dépressifs sont inaptes au travail. De plus, les adeptes du régime permanent n'ont pas besoin de faire leurs courses régulièrement. Tout ça n'est pas très bon pour la production et le pouvoir d'achat. Quelqu'un qui n'est pas en mesure de travailler et de consommer, on l'éduque. D'ailleurs, cela se rapproche très bien de cette nouvelle politique d'assistanat, consistant à brosser le contribuable dans le sens du poil, tout en lui filant l'impression que l'on ne souhaite que son bien-être. Un bien-être certes aseptisé et paré de muselières, mais un bien-être tout de même. Et puis, le plus important reste de demeurer volontaire et responsable.
Être un instrument robotisé, sourire, en redemander.
Pour favoriser l'équilibre au sein d'une communauté, il est nécessaires que des enfoirés de ratés soient là. Contrairement aux quelques partiels qui viennent de se terminer, je réponds cette fois à l'appel.
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mardi, 06 mai 2008
Quelques ressources
Je passai devant chez moi sans m'arrêter et me dis qu'aller rouler un peu dans la nuit me ferait le plus grand bien. Tranquillement je traverse les rues et ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil aux rails plantés en-dessous du pont de la Horgne. Progressivement toutes les pensées de ces derniers temps s'estompent. A cette heure-ci la circulation est pratiquement nulle. En traversant le village de Magny, je ne peux encore m'empêcher de tourner en rond, me demandant ce qu'il m'arrivait, et comment m'organiser pour dompter toute cette paperasse, celle-la même qui patiente sur le siège passager.
Ce n'est qu'une fois les derniers lampadaires dépassés que tout s'envolait, en éclats, en fumée, en douceur. Seuls comptaient le pied pressant l'accélérateur et les lignes blanches signifiant les virages qui se tordent de plaisir. Ici il n'y a rien, aucune source de lumière, aucune douleur. Je ne suis plus qu'un esprit qui reprend pied dans le vide pour s'en extraire, intact. A l'entrée d'un village, je freine plus que nécessaire pour laisser un chat paresseux traverser. Et je reprends ma route, laissant tout se noyer dans le goudron qui défile dans les rétroviseurs.
Quelques minutes plus tard, je fume quelques cigarettes, garé devant un petit cimetière, le temps d'écouter La Célébration du Lézard. Des arbres dansent sous le vent léger, et les étoiles semblent être les nouveaux panneaux routiers.
Au retour je me perds sur des routes inconnues. Les sensations diffèrent et une certaine excitation se manifeste sous divers angles. Quitte à mettre plus de temps que prévu pour rentrer, je me mets à la recherche d'un troquet. Au loin toujours cette même image des réverbères alignés, qui enflamment un horizon de pudeur et de tourbillons de cendres. Traversant quelques villages, rien n'est ouvert à cette heure-ci et, étrangement, n'ayant pour aide que des panneaux indicateurs, je retourne au centre ville. La coïncidence est telle que je retombe pile sur ce boulevard, emprunté au minimum une fois par jour.
Je fatigue, cette ville n'est plus la mienne et j'ai l'impression d'y pénétrer pour la première fois, avec curiosité et angoisse. Cette sensation se poursuivra jusqu'à ce que je rentre, la tête reposée. Tout est maintenant recadré dans la poussière.
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lundi, 05 mai 2008
Honteux ponteur
L'appel au feu encore une fois. Au volant je grillai un feu rouge en ne m'en rendant compte qu'une seconde plus tard. Toutes ces pensées se bousculaient, des phrases dites, des démons qui resurgissent comme sortis de leur écrin. Il me semble que mes yeux et mon coeur refont des leurs, mais cela ne doit tenir qu'à une hypothétique hypocondrie.
A peine rentré je jetai deux cachets effervescents, et me précipitai pour avaler une gorgée d'absinthe pure. Beaucoup d'événements auraient pris une autre tournure si j'avais su comment réagir. Ou si j'avais tout bonnement réagi. Pour ne plus penser aux supposées douleurs, même celles dont je n'aurai pu être la cause, j'avalai deux somnifères et quelques verres. Une vingtaine de minutes suffirent à anesthésier l'esprit. Le réveil sera une fois de plus des plus douloureux.
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dimanche, 04 mai 2008
Faits divers
Alors on se dira adieu au bord de pages nécrologiques. Les amitiés qui s'émiettent au fil du temps qui coule comme une masse de plomb dans la gorge.
Dans le cadre de l'écriture, déterminer avec exactitude l'évolution des comportements à mesure que les relations de couple prennent le dessus sur tout le reste et forme une sphère dans laquelle l'on est susceptible de facilement s'enfermer.
D'une autre manière, déterminer si l'écriture ne constitue pas non plus une cellule toute personnelle.
Les premières montgolfières de la saison apparaissent dans le ciel alors que je cherche l'angle de tir le plus approprié pour ma plume.
A titre purement anecdotique, extrait de carnets retrouvés de Jim Morrison:
"Vous parlerez bientôt de moi au passé, sans nostalgie de ce que j'ai été, sans compassion pour celui qui marchait, déjà invisible, à vos côtés. Je meurs, oui, mais d'une mort surnaturelle, une mort qui n'appartient qu'à moi et que je refuse de partager avec personne. Seul, je l'étais déjà depuis de longues années, piégé dans l'impasse des attachements irrésolus.
Queen "Princes of the Universe"
"I am immortal. I have inside me blood of kings.
I have no rival. No man can be my equal.
Take me to the future of your world.
Born to be kings. Princes of the universe.
Fighting and free. Got your world in my hand.
I'm here for your love and I'll make my stand.
We were born to be princes of the universe.
No man could understand. My power is in my own hand.
Ooh. Ooh. Ooh. Ooh. People talk about you.
People say you've had your day.
I'm a man that will go far."
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vendredi, 02 mai 2008
No man's land
Je pars dans le silence de l'inattention et crache la fumée d'un cigarillo alors que la voiture de devant semble se croire seule sur la route. Afin qu'elle en ait pour son compte je la double dans un virage. Les trajets connus pourraient se réaliser les yeux fermés. Lisez-vous toujours? Croyez-vous toujours ce que les lignes de la main vous prédisent? Les chiromanciennes sont mortes avant d'avoir dit une parole de plus.
En place je jette mon mégot dans l'égout et grimpe les escaliers. Il est si facile de parler à la première personne. Si facile de cacher certaines faces du dés, de taire les hontes et les maladresses. Bien au contraire, l'on étouffe lorsque l'on avoue les omissions. Quand bien même notre planète partirait en flammes, avions-nous pensé à ce dont nous aurions pu avoir besoin cette nuit?
L'appartement clos et sombre me laisse me débattre entre ses murs. Je remarque que l'attrait des secrets de l'alcool me griffe encore plus. J'ai maintenant des munitions pour tenir un siège de quelques mondes: effervescence, éthanol, et les paillettes vertes qui se mélangent au tabac.
Puisque je ne suis rien il faut que je -me- crée. Cette nuit je voudrais écrire jusqu'à l'épuisement.
The Doors "End of the Night"
Take the highway to the end of the night
End of the night, end of the night
Take a journey to the bright midnight
End of the night, end of the night
Realms of bliss, realms of light
Some are born to sweet delight
Some are born to sweet delight
Some are born to the endless night
End of the night, end of the night"
04:38 Publié dans Histoire de... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écritures, écrits, poèmes, poésie, arts
dimanche, 27 avril 2008
Détimbrer
Je cherche désespérément ma paire de chaussons planqués sous l'armoire. Les doigts peinent à travers leur pérégrination sur le clavier. Attendez-vous pour le spectacle d'en avoir pour votre argent? Je prévois de préparer un autre verre alors que je me demande intensément comment terminer celui-ci. Le seul trait promet être la seule solution ainsi que le cruel retour à la réalité.
N'est-ce pas ce que l'on souhaite, du spectacle à s'en fendre la poire comme jamais. J'étais passager et buvais ma vodka à même le goulot. L'impression d'éternel s'intensifiait lorsque l'on fumait notre cigarette allongés au milieu d'une départementale. Les pleines rues désertes se faisaient immense dans la nuit noire des collines enflammées.
03:51 Publié dans Histoire de... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, arts




































