02.06.2009
Discours conceptuel
Un pied-de-nez
A moi-même
Et aux sales habitudes:
J'aligne les clopes
Comme des secondes perdues
Trop rapidement;
Et j'ai bu en deux jours
L'équivalent d'une semaine
Ou pas loin.
Comme quoi
Tout est si facile
Et je colle mon avenir
A coups d'enveloppes.
La possibilité de basculer à chaque instant en bas du trottoir
De perdre femme, chat, argent et sens de l'humour
Et bomber les doigts en inscrivant des lignes
Sur notre propre livre sacré.
Les projecteurs seront fades
Face à l'écriture du vide et des néons
Je ne suis pas encore fini et les murs ne sont
Que de la pâte à modeler
Avoir le tranchant de perdre tout, en un seul instant
Et se battre pour rester entre pile ou face
Je te le dis
C'est ça qui est bon.
13:26 Publié dans Vers masqués | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, écriture, écrits, poèmes, poésie, deathpoe |
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Commentaires
pile et face
sans se battre
Ecrit par : @ude | 02.06.2009
Sans se battre? Alors ça ne vaut pas le coup.
Ecrit par : Mike B. | 02.06.2009
abjuration
L’amplitude de la déchirure ne se résorbe pas avec la résignation, elle devient juste plus incandescente comme le rêve familier s’harnache à la tessiture du silence pour ne pas s’écouler. L’insuffisance ne peut étrangler le geyser, elle se confond jusqu’à la verticale des facettes comme la résolution à l’impuissance se pare de flaques de sourires pour mieux s’interloquer. L’ivresse s’acharne, la douceur se parachève, saillie corrosive où s’engloutit l’existence à tous crins. Le rivage se fond à l’horizon, mirage de la source au zénith, filet d’innocence suivant la ride d’un cheveu blanc. Reste le papillon d’un baiser à la commissure du cœur, là d’où il ne peut s’abjurer.
avril 2009
Ecrit par : @ude | 02.06.2009
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