27.04.2009
Déchargement immédiat
Je désire boire le feu à en perdre la raison, quitte à aller rendre visite aux sorciers vaudous puisque je ne sais pas régler mes problèmes par moi-même. Alors vous fermerez votre gueule jusqu'à la fin, attendant béatement les jours de pluie après les chaleurs exténuantes, aussi bien que l'inverse. Tandis que nos grands dieux nous promettent d'avance des boîtes en pin pour remplacer nos carcasses de ferraille.
Boire le feu et s'entrelacer avec les murs, démolir les portes du statique tant qu'il est encore temps, et vous n'aurez jamais connu l'enfer, s'envoyer en l'air avec soi-même pour s'empêcher de tout détruire pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas. Je ne sais ce que je suis ni ce que je veux précisément, alors je ne puis que me poser en tant que spectateur maladroit de mes excès, regrettant parfois amèrement la cruauté de certaines paroles sans pouvoir les empêcher de franchir le seuil de mes lèvres sans prendre auparavant la peine de s'essuyer les pieds sur le paillasson qui me sert de langue.
Je me ronge les ongles de plus belle en pestant contre chaque seconde qui passe, comme si cette léthargie ne devait jamais prendre fin, ni même garde que je me préserve un tant soit peu. Donc, que les vents échangent tous les lieux puisqu'ailleurs sera toujours plus plausible.
L'amour et les démons sont des générateurs électriques qui vous vident avant de vous insuffler une autre énergie, nouvelle, dangereuse et éphémère. Et ainsi de suite.
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Intérêts débiteurs
Les acronymes
Jettent la révolution au feu:
OCB NRA et PQ
Pour papier-chiottes
L'argent serait aussi
Tabou et tape-à-l'oeil
(simple?)
Que la sodomie.
Monnaie diffusion
La prochaine tétralogie
Du jeudi noir.
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26.04.2009
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Un bon cocktail:
Tranxène codéïne et whisky
Pour une efficacité
D'une douzaine d'heures.
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17.04.2009
Garde-fou
Flaques de boue sous la Lune
Nos sempiternelles requêtes
Nous ont conduits
A piler du verre
Pour croire aux étoiles
La première bâtisse
Ballade sur les toits de la garnison
Le refus jusqu'à la garde le sexe
La primauté instantanée:
Pause-café au-dessus du vide.
Jeter l'huile sur le feu
Au début de la danse.
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12.04.2009
Vide-poches
Le cendrier s'entête
A tenir haut
Le pavé de la frustration
fuse l'hypothèse
Des rêves électriques précoces
Le verre que l'on file
Sur la table
J'écrase mon mégot lourdement
En attendant le sommeil.
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11.04.2009
Abaisse-langue
Soleils ivrognes
Où étiez-vous
Lorsque la Terre a cessé de tourner?
En plein complots
Sous les arbres argentiques
D'avortements cachés
Dans des sacs poubelles.
C'est pourtant vrai
Qu'il y a une cour là-dedans
Où planquer nos soupçons
De chutes amères
Et taille le tarmac du pare-coeur.
Le jour se déchire
Comme une rue vide
Course d'angoisse:
Soleils ivrognes
Je ne vous verrai plus.
Je me suis fait
Transparence
Et l'ai pénétrée
A en crever de peur.
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06.04.2009
Avancée terrestre
Sur le balcon, un cigare entre les dents, je profite du seul moment de la journée où le soleil ne se fait pas angoisse étouffante. Un vulgaire soda pour accompagnement, cela n'a pas d'importance pourvu que les cendres ne s'invitent pas entre les touches du clavier. Les beaux temps font leur apparition est déjà les terrasses des cafés sont pleines, et déjà je transpire en attendant la nuit, qui me vole mes excès et mes sursauts sans sommeil.
J'erre en m'affolant entre les pigeons et les voitures, tentant de me débattre en vain contre un avenir qui m'échappe, trop flou pour s'avancer avec certitude. Décider tout d'un coup d'une voie professionnelle m'emmerde profondément, m'angoisse. Si j'étais capable d'écrire toute une nuit entière, peut-être qu'effectivement je pourrai faire de cette secousse une activité à temps plein. Mais ce n'est pas le cas et ni le temps ni le temps ne sont certains.
Un pigeon s'envole et compte rejoindre l'horizon avec une aile froissée. Comble de l'ironie.
A cette période, je souffrais sans délices il y a deux ans. L'an passé je n'en finissais plus de découvrir les joies simples du quotidien.
Vérifiant qu'il n'y a personne en bas avant de jeter le mégot de mon cigare par-dessus la balustrade, je ferme les yeux en songeant à toutes les improbabilités de demain.
19:16 Publié dans Histoire de... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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