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dimanche, 04 mai 2008
Au petit théâtre des cruautés (2)
(En intense gestation)
« Votre bêtise n’a de pareille que l’affligeante élégance avec laquelle ces animaux se grattent le poil à la recherche de nourriture et de poux, et se torchent le cul à l’herbe la plus basse. Ils conchient volontiers la naissance d’une conscience intelligible.
-Va voir te faire mettre, connasse.
-Voilà bien ce que je disais, beau musclé et simple ordurier.
-N’est-ce pas que tu adore avaler le foutre de tes gendres ?
-Tout comme vous en seriez avide pour teindre votre matière grise et en tirer de la gomme à mâcher. Celle-là même que vous ruminez naseaux gonflants et gueule grande ouverte.
-Je parie que ton mari adore te foutre sur la gueule. Je ferai la même chose à sa place.
-Car vous n’êtes qu’un chien autoproclamé parfaitement enfanté par des géniteurs dont vous puisez toutes les valeurs infécondes. »
[Aussitôt le mendiant revit l’image de sa mère le jour où il avait claqué la porte du domicile familial. Se rendant compte à quel point il l’avait faite souffrir gratuitement, il s’agrippe à l’avis mortuaire, froissé au fond de sa poche, comme en signe d’excuses. C’est ce moment que choisit la vieille femme, à qui il avait demandé l’heure, pour lui cracher dessus.]
16:27 Publié dans Au petit théâtre des cruautés | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écritures, écrits, poèmes, poésie, arts, petit théâtre des cruautés





































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