24.04.2007

Et dites air

Il y a longtemps
J'ai jeté
Les cendres
De mes parents
Revers du balcon
Précoce.

Paladin libre nuée
Destinant les cigarettes
Dans l'emploi du cœur
Intermèdes falsifiés
Jugeant l'innocence
A perdre mais blesse
Continuel
Partis les hommes
Abandon mère, je suis ivre
Styx pollué
Sur la curie
Des sans-peurs
Ou manques d'abris
Enchaînés.

Il y a longtemps
J'ai jeté
Urne familiale
A la naissance
Des proches reclus.

Sous les néons d'encens
Habitudes contrôle mauvais sourires
Ont fait perdre
Et adjoindre à la pudeur
Des révélations -eux-
De mes coups de couteau
Qui leurs percent les flancs
Durant les nuits
De rubis brisé séance
Néant tierce personne
Leurs honneurs affublés
De mensonges par mon
Indélicatesse
Perdure.

Cendres sur la jetée
Berge-souvenir
Prêche les non-dits
Je dissimule
Mes destinations
Adéquates
Vers l'ailleurs
Sensible et yeux gonflés
Gaz de bombe
Chaudière
Appartement soufflé
Débris dans la rue
Et nos corps parsemés
D'éclats de rêves
De l'amnistie d'amnésie
Démantibulée.

Les poussières du corps
De mon frère terre-ailleurs
Taillade et parfois j'éternue
Au souvenir des années
Défilées d'une pelote lestée
Du poids de solitude
Et l'enfermement face
Au Miroir et Dialogue
Les soirs de personne
Déjà alors que cela
Aurait voulu, pu, du
Etre autre.

Depuis hier je récolte
Difficile et lourd labeur
D'heures en jours
Bienveillant et cent reproches
Dirait-on bien j'essaie
De récolter mes cendres
Et les leurs malgré tout

Pour une terre fertile
Ou ce qu'il en reste
Demain.

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